Aujourd’hui, nos campagnes pleurent.
Des élevages entiers sont sacrifiés, des années de travail anéanties, des familles brisées par une décision qui tombe d’en haut, froide, brutale, déconnectée du terrain.
Face à la dermatose, ce sont encore les paysans qui paient le prix fort.
Pas seulement par la perte de leurs animaux, mais par l’humiliation, l’injustice et le silence imposé.
Nous sommes de tout cœur avec les éleveurs touchés.
Parce que nous savons ce que représente un troupeau.
Parce que nous savons ce que signifie voir mourir le fruit d’un travail acharné, transmis parfois de génération en génération.
Nous le disons avec force : nous sommes agriculteurs nous-mêmes, et nous sommes indignés par ce qui se passe.
Indignés de voir une agriculture sacrifiée au nom de politiques sanitaires et internationales qui écrasent les petits pour faire prospérer les gros.
Indignés de voir notre souveraineté alimentaire reculer pendant que d’autres décident à notre place de l’avenir de nos fermes.
Mais nous ne baisserons pas la tête.
Quoi qu’il arrive, nous nous battrons jusqu’au bout.
Pour notre métier.
Pour notre dignité.
Pour faire valoir nos droits.
Pour que la France retrouve une agriculture forte, respectée, indépendante.
Nous refusons d’être soumis à des décisions lointaines qui tuent nos campagnes, nos exploitations et nos vies.
Nous refusons une agriculture pilotée par des intérêts financiers et des logiques industrielles qui n’ont rien à voir avec la réalité du terrain.
Notre pays mérite mieux.
Nos paysans méritent mieux.
Et tant qu’il le faudra, nous resterons debout, unis, déterminés, pour que notre agriculture vive, pour que notre souveraineté alimentaire soit retrouvée, et pour que notre pays retrouve sa grandeur par ceux qui le nourrissent.
Amiel D.